
« Alors que l’Assemblée nationale française examine une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles commises sur les mineurs, une disposition suscite une controverse particulière : elle imposerait explicitement aux ministres du culte de signaler aux autorités les violences révélées lors d’une confession, sans pouvoir invoquer le secret sacramentel. Cette mesure, issue des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire de Bétharram, ravive un débat ancien sur les rapports entre la protection des victimes, les exigences de la justice civile et la liberté religieuse. Dans ce contexte, les Nouvelles théologiques proposent deux textes.
- Dans le premier, ci-dessous, le p. Pascal Nègre apporte un éclairage sur la compréhension chrétienne du secret. À partir d’une réflexion biblique, théologique et anthropologique, il souligne la place singulière qu’occupe le secret dans la tradition chrétienne et explique pourquoi le secret de la confession est considéré par l’Église comme absolument inviolable. L’enjeu n’est pas, selon lui, la préservation d’un privilège institutionnel, mais la sauvegarde d’un espace de confiance où l’homme peut se tenir librement devant Dieu.
- La seconde étude, qu’on lira ici, est intitulée Le secret absolu de la confession, droit humain indérogeable. Le jésuite Xavier Dijon, professeur émérite de philosophie du droit, y examine dans quelle mesure le caractère absolu du secret de la confession peut aujourd’hui être justifié au regard des droits fondamentaux.(…/…) Pascal NEGRE
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