Chers Amis, pour notre troisième étape nous allons traverser le département, vers le Sud-Est, pour nous rendre aux portes de Sarrebourg, à Réding. Précisément à Grand Eich où se trouve la chapelle Ste Agathe.

A l’origine, le l’endroit était peut-être un lieu de culte païen où l’on vénérait le chêne, arbre consacré à Jupiter, qui par oblitération devint chrétien. Les premières traces écrites, remontant à 789, mentionnent ce lieu, où la chapelle a toujours justifié son existence et son implantation.
Joyau de l’architecture régionale campagnarde, la chapelle Ste Agathe de Grand-Eich a traversé par miracle dix siècles et de nombreuses guerres dévastatrices. Seul le chœur de la chapelle remonte au XIIIème siècle.
En 1977, des fouilles entreprises dans le chœur n’ont rien révélé de la chapelle primitive. Cependant, témoin rarissime, une pierre dédicatoire murée dans le chœur rappelle qu’une église précédente avait été dédiée à St Ulrich en 1035.
Cependant, il est vraisemblable qu’ à partir du XVIème siècle on y invoqua aussi Ste Agathe en raison des incendies provoqués par les hordes de mercenaires lors des guerres de religion. Agathe, dont le nom signifie en grec » Bon, noble, brave, bienveillant « , fut une jeune fille noble de Catane en Sicile (en 251), qui, malgré des tortures morales et physiques, a refusé de renier sa foi en Christ. Un an après sa mort, ne sachant plus que faire devant l’éruption de l’Etna, les Catanais prirent dans son sépulcre le voile de la sainte et l’étendirent devant la coulée incandescente. Miracle ! La ville fut sauvée. Depuis elle est fêtée le 5 février et vénérée pour sa protection contre les méfaits du feu et tremblements de terre.
A l’occasion de travaux de restaurations initiés par le curé Gill, les bénévoles ont fait une belle découverte. Sous le plâtre de la voûte se cachait une fresque datant du XIIIème siècle, représentant les quatre évangélistes : le lion (St Marc), le taureau (St Luc) et l’aigle (St Jean). Malheureusement il était trop tard pour sauver l’ange (St Mathieu). Les socles, colonnes, chapiteaux et croisée d’ogives d’une grande simplicité canalisent les regards vers la clé de voûte polychrome représentant l’Agneau de Dieu encadré par deux têtes d’hommes et deux têtes de femmes : Dieu au milieu de son peuple, qui pouvait voir à travers l’oculus donnant sur l’armoire eucharistique d’origine, le Saint Sacrement.
Chers Amis, en cette nouvelle journée caniculaire, les servants d’autel ont vécu une magnifique journée en canoë, placée sous le signe de la joie, de l’amitié et du partage.
Cette sortie a été organisée par l’association Les Enfants de la Résurrection, mais elle n’aurait jamais été possible sans vous.
Cette journée tenait particulièrement à cœur à l’association Les Enfants de la Résurrection, car elle était notre façon de remercier les servants d’autel pour leur fidélité, leur investissement et leur service exemplaire au sein de notre paroisse tout au long de l’année. Voir leurs sourires, leur complicité et la joie qu’ils ont partagée aujourd’hui est la plus belle récompense que nous pouvions espérer.
Nous tenons également à adresser un immense merci au Club Nautique de Bouzonville pour son accueil chaleureux, son professionnalisme et sa superbe ambiance.
Merci d’avoir contribué à faire de cette journée un si beau moment ! Enfin, merci aux familles, aux accompagnateurs et à toutes les personnes qui nous soutiennent. Ensemble, nous faisons grandir de beaux projets pour nos jeunes. Merci de faire vivre cette belle aventure avec nous ! 





